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Des sentiments parfois ambivalents

Des sentiments ambivalents

Des sentiments parfois ambivalents

Vous savez que vous êtes enceinte, mais l’existence de cet enfant reste théorique d’où des sentiments ambivalents

Des sentiments parfois ambivalents; l’évolution de votre corps n’est pas vraiment ce que vous imaginiez; vous êtes sujette à quelques désagréments, vous éprouvez des réactions bizarres.

Vous ressentez une fierté d’être enceinte, mais en même temps, vous êtes facilement au bord des larmes, vous réagissez très vivement aux remarques de votre entourage, vous avez du mal à fixer votre attention et vos sentiments.

Seule, vous posez votre main sur le bas de votre ventre à la recherche d’un signe concret, mais le ventre est plat et rien ne bouge ;

l’enfant est-il bien là ?

Autour de vous, le monde ne s’arrête pas de tourner. Après les images de nativité, il faut faire face aux nausées matinales, aux somnolences du soir, aux trajets chez le médecin, aux difficultés pour les inscriptions à la maternité ou à la crèche. Les files d’attente succèdent aux files d’attente.

Vous avez parfois l’impression de ne pas être reconnue comme « enceinte » alors que vous vous sentez profondément différente.

Au cours de ces premières semaines de grossesse, vous pouvez vivre des impressions contradictoires, prise entre un sentiment de plénitude et un sentiment d’incapacité devant cette nouvelle responsabilité. Vous savez que votre vie ne sera plus jamais comme avant. Parfois, vous vous demandez : « Suis-je sûre de le vouloir ? Ai-je bien réfléchi ? Si j’accepte cet enfant, est-ce par égoïsme ou par générosité ? Pour faire plaisir à mon mari ? Pour moi-même ? Ou tout simplement pour lui, pour cet enfant qui ne demande qu’à venir ? C’est par peur de l’ennui, de la solitude, de la vieillesse ou de la mort? Est-ce l’état de femme enceinte qui m’attire ou pour faire comme tout le monde, pour ne pas décevoir mes parents, mes amis ? Est-ce bien un enfant que je veux? Serai-je, serons-nous à la hauteur de cette tâche?»

C’est une période pendant laquelle vous interrogez votre miroir…

Tâchant d’imaginer ce que sera votre corps dans quelques mois. Vous vous inquiétez pour votre taille, pour votre peau, pour l’éclat de votre teint.

D’autres peurs encore vous assaillent : peur de ne pas savoir élever votre enfant, peur de perdre votre indépendance. Car accepter d’être enceinte, c’est accepter d’avoir un enfant. Un enfant qui, jour après jour, sera à vos côtés, dépendant de vous, et vous dépendant de lui, par l’amour que vous lui porterez. C’est aussi une modification radicale des rapports avec votre compagnon.

Vous étiez toujours libres de remettre en question votre union

En faisant ensemble un enfant, vous devenez père et mère, non seulement au sens social du terme, mais aussi l’un vis-à-vis de l’autre. À la différence du contrat d’époux qui peut être dénoncé, le statut de parents est immuable quel que soit l’avenir de votre union. Vous serez toujours le père et la mère de votre enfant quoi qu’il arrive.

Sachez qu’inévitablement vous aurez certains de ces états d’âme et de ces craintes.

Rares sont les femmes qui y échappent complètement. Toutes ces peurs sont légitimes, surtout s’il s’agit d’une première grossesse. Elles constituent les interrogations normales de tout être humain qui plonge dans l’inconnu.

Des proches évoqueront sans pudeur devant vous des histoires d’accouchements pénibles et d’accidents de tous ordres. Ne vous laissez pas impressionner; même s’il est naturel que vous ayez la crainte d’accoucher, comme d’une épreuve que vous n’avez jamais connue et la plus décisive de toutes, puisque c’est la vie qui sont enjeu.

Votre fragilité, votre hypersensibilité devrait cependant s’atténuer vers le 3e mois et faire place à plus de calme intérieur, et même à une certaine sérénité.

Si je me suis attardé sur ces sentiments ambivalents, qui n’ont rien de honteux, c’est qu’ils sont souvent passés sous silence.

Comme des vagues, ces sentiments de peur roulent vers les rivages encore déserts; mais d’autres vagues plus chaleureuses vous submergent en alternance, et puis la grossesse se poursuit, et la force de vie est gagnante. L’irrésistible besoin d’un enfant à aimer prend le dessus. Toutefois, si ces questionnements ne vous quittent pas, parlez-en franchement avec votre consultant et pas seulement avec vos intimes.

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