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La rubéole

rubéole

La rubéole

Lorsque certains agents infectieux de la rubéole pénètrent dans notre organisme ils provoquent une maladie; mais également une réaction de défense c’est la formation d’anticorps.

La rubéole: Les anticorps, nous l’avons vu pour le facteur Rhésus, sont des substances qui restent présentes dans l’organisme longtemps après le premier contact, que la maladie ait été apparente ou non. Leur rôle consiste à neutraliser toute nouvelle intrusion de l’agent infectieux.

On dit alors que le sujet est immunisé, c’est-à-dire qu’il ne risque plus d’être malade. C’est le principe des vaccinations qui consiste à vous administrer la partie inactive de l’agent infectieux, partie qui provoquera vos propres défenses pour vous immuniser sans vous donner la maladie. Tous les germes infectieux ne provoquent pas d’immunité (on peut faire des infections urinaires à répétition, mais il est exceptionnel de présenter une deuxième rubéole.

Trois affections doivent être dépistées obligatoirement avant le troisième mois de grossesse : la rubéole, la toxoplasmose et la syphilis.

Maladie virale contagieuse extrêmement fréquente, la rubéole apparaît surtout au printemps. Après un contact rubéoleux, la personne atteinte « couve » la maladie pendant deux semaines, puis apparaissent des taches rosées sur le visage et sur le corps. Il s’y associe une petite fièvre à 38 °, parfois quelques ganglions au niveau du cou.

Souvent la maladie passe inaperçue. Autant elle est bénigne chez l’enfant, autant elle est gravissime au cours des trois premiers mois de la formation de l’embryon. Elle peut provoquer un avortement ou de graves malformations, atteignant surtout cœur, système nerveux, organes des sens (cécité, surdité). Dans de telles circonstances, il est légitime de demander une interruption thérapeutique de grossesse. Heureusement, 90 % des femmes sont immunisées contre la rubéole.

Lorsqu’on contracte la rubéole, les anticorps apparaissent dans le sang au bout de quelques semaines.

Le taux des anticorps va croître très vite, puis se stabiliser et enfin diminuer. Au bout de quelques mois il persistera un taux résiduel stable, témoin à vie que vous avez eu cette maladie.

Ces anticorps que l’on nomme immunoglobulines se recherchent et se dosent dans votre sang. On distingue deux types d’immunoglobulines : les IgG et les IgM, qui n’ont pas la même signification. Il faut être prudent sur l’interprétation des chiffres de cette sérologie dont les valeurs varient selon les laboratoires. Il ne faut donc jamais comparer des résultats provenant de laboratoires différents.

Voici quelques cas de figure pour vous aider à comprendre les résultats de vos examens.

  • Vous avez un taux nul ou quasiment nul d’anticorps IgG et IgM : la sérologie est dite négative. Vous n’êtes pas immunisée contre la maladie et vous devez éviter tout contact avec un rubéoleux ou avec un groupe d’enfants dont l’un peut être porteur du virus sans qu’on le sache. Au cours de la grossesse, vous ferez contrôler chaque mois votre sérologie de la rubéole.
  • Vous avez un taux d’IgG élevé et un taux d’IgM élevé ; les risques sont extrêmement importants car vous êtes sans aucun doute en phase d’infection.
  • Vous avez un taux d’IgG élevé et un taux d’IgM nul : le taux élevé d’IgG témoigne certainement d’une infection passée. Pour vous en persuader, reportez-vous à votre examen prénuptial ; s’il est également positif, cela confirme une immunisation ancienne. Dans le doute votre médecin vous prescrira un nouvel examen quinze jours plus tard ; si le taux d’IgG est stable, c’est que votre immunité est acquise et votre bébé est protégé.

Il existe un vaccin contre la rubéole. Les jeunes femmes en âge de procréer peuvent être vaccinées à n’importe quel moment, mais de préférence en dehors de la grossesse. Par sécurité votre vaccination doit être suivie d’une contraception efficace pendant au moins 2 mois; il s’agit à vrai dire d’une simple précaution, car aucune étude à ce jour n’a révélé de malformation de l’embryon consécutive à une vaccina­tion en tout début de grossesse. Si vous avez été vaccinée sans savoir que vous étiez enceinte, il n’y a pas de raison médicale d’interrompre la grossesse.
Il serait judicieux de vacciner ou de revacciner les adolescentes avant la puberté, mais les vaccinations n’étant pas toujours efficaces et l’immunité inconstante, il faut faire de toute façon des contrôles réguliers.

Les femmes séronégatives pendant leur grossesse doivent être vaccinées après leur accouchement pour protéger une grossesse ultérieure.

Que faire en cas de contact rubéoleux?

Si vous êtes immunisée, n’ayez aucune crainte. Si vous n’avez jamais été immunisée, deux sérodiagnostics seront pratiqués à 15 jours d’intervalle. Avant même de savoir si vous êtes réellement contaminée, votre médecin peut vous conseiller une injection de gammaglobulines humaines spécifiques efficaces si elles sont faites très rapidement;  24 heures après le contact avec le rubéoleux, donc bien avant que n’apparaissent chez vous les signes de la maladie.

En cas d’épidémie, un congé de grossesse peut être attribué à certaines femmes exerçant des professions très exposées;  (enseignantes, jardinières d’enfants, infirmières) puisque la rubéole est une maladie d’enfant.

Lorsque l’infection maternelle est prouvée, il est à l’heure actuelle possible de savoir si le fœtus est infecté ou non. Le procédé d’amniocentèse et de prélèvement de sang fœtal sous échographie sera détaillé plus loin. Ces examens permettent d’affirmer l’atteinte du fœtus et d’envisager un avortement thérapeutique sur des arguments et non sur de seules présomptions.

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