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Pourquoi ne veut-il jamais prêter ses jouets ?

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Pourquoi ne veut-il jamais prêter ses jouets ?

Pourquoi ne veut-il jamais prêter ses jouets ? Vous avez beau tenter de ramener votre Harpagon à la raison, lui jurant que la petite Camille ne les emportera pas en partant et que c’est tellement plus agréable de jouer à deux plutôt que tout seul dans son coin, lui, tourne en orbite autour de la planète Égoïste.

Ce sont SES jouets. Il n’admet aucune comète dans son champ d’action ni sur son territoire. Est-ce déjà là un trait de caractère, ou simplement un passage sans lendemain ?

Côté enfant

Ses jouets sont ses jouets. La place qu’il a choisie au jardin fait partie de son territoire, et il est hors de question que qui-­conque l’en déloge. D’ailleurs, pensent notre propriétaire, les parents ne savent vraiment pas ce qu’ils veulent; quand il joue au bac à sable, ils lui demandent de prendre bien soin de sa pelle et de son râteau, et quand il est avec un ami, ils insistent pour qu’il les partage. Il faudrait savoir ! De plus, ils exigent qu’il prête son camion, et pourquoi pas sa chemise tant qu’on y est?

L’avis du psy

Entre deux et trois ans, l’enfant se prend pour le centre de l’univers. Il est en pleine acquisition de son autonomie. Il apprend à reconnaître les contours de sa personne, ce qui lui appartient (« c’est à moi, mon râteau, ma poupée ») et ce qui lui est interdit (« on ne touche pas à ça », « ce n’est pas bien », etc.).

II se découvre de jour en jour de nouvelles aptitudes, physiques et intellectuelles ; cependant, il a encore toutes les peines du monde à respecter les autres et à les reconnaître en tant que personnes pouvant penser et agir différemment de lui ; il est bien trop occupé à se découvrir lui-même. Cette phase très nombriliste est souvent mal perçue par certains parents prônant toujours les valeurs de partage fraternel et amical, d’esprit communautaire, d’échange mutuel, de renoncement et de privation pour le bien-être de l’autre. Ces principes, tout généreux qu’ils soient, ne peuvent être entendus d’un si jeune enfant.

Par ailleurs, notre personnage se sent plus sûr de lui, entouré de tous ses jouets. Il éprouve en leur présence un sentiment de plénitude, de force et d’autosuffisance. C’est à lui ! En ôter, ne serait-ce qu’un, pour le prêter, serait un peu comme pratiquer une entaille dans la fragile unité de sa personne. Cette difficulté à se départir d’un peu de lui-même, même un instant, se comprend donc mieux.

Il lui faudra passer par cette étape égoïste, précisément pour ne plus y revenir à l’âge adulte.

Pour lui, ce qui se joue en toile de fond est la notion de propriété, celle d’individu, ainsi que le droit de pouvoir dire non. C’est en général à partir de trois ans qu’il acceptera de partager ou de troquer ses jouets ; quant à les donner vraiment, par générosité ou pour se faire aimer, il faudra patienter encore un peu.

En attendant, les parents peuvent assumer une double mission ; garantir à l’enfant un épanouissement serein de ses acquis psychologiques et affectifs;  (ils doivent donc respecter son état d’esprit de « conservateur forcené » pendant un, deux, ou trois ans); et, dans le même temps; ils doivent lui permettre une adaptation sociale avec les autres enfants. Bien que délicate, cette action éducative à deux niveaux nécessite d’être maintenue, même si c’est plus tard seulement qu’elle portera ses fruits.

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